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Français

Le concours Défi'mots

      Pour 
   les 6èmes





Seras-tu prêt pour défier notre belle langue française en participant à Défi'Mots ?

Cette année, la plupart des 6e du collège Georges Brassens participeront au concours Défi mots.

Le 24 mars 2017, comme des dizaines de milliers de collégiens en France, nous les invitons à montrer leurs capacités en vocabulaire, en compréhension, en orthographe, en grammaire.
Et même si l'élève n'est pas très à l'aise dans ces matières, ce sera l'occasion de faire quelques progrès tout en s'amusant !
Bien sûr, il y aura quelques cadeaux à gagner...

De plus, c'est un concours solidaire. Chaque participant permet à un autre enfant défavorisé de recevoir un livre, et ce, partout dans le monde.

Alors désormais, vous pouvez vous entraîner sur le site du concours ou en cliquant directement sur ce lien.

Mme des Roseaux

Prix Maupassant de la jeune nouvelle


           Bravo
   à Maud et à Julie !





Des auteurs de nouvelles fantastiques au collège Georges Brassens

En ce mois de mai, deux élèves du collège Georges Brassens ont su subjuguer leurs lecteurs.
Julie Lelouard et Maud Paitre ont chacune écrit une nouvelle fantastique de très grande qualité. Après avoir ébloui leurs camarades et leur professeur de français, elles ont participé au "Prix Maupassant de la jeune nouvelle".

Le jury de ce concours a été convaincu ! Tellement convaincu qu'il leur a attribué les deux premières places de ce concours en catégorie "prix de la composition française en 4e".

Félicitations à nos jeunes auteurs!!!

Et voici, sans plus attendre, leurs terrifiantes nouvelles!


 

Les miroirs de l'âme
 
            La jeune femme dont je vais vous parler était belle, élégante, renfermée et semblait cacher un terrible secret. Elle avait toujours l'air effrayée. Sa personne m'inspirait de la crainte, sûrement due à la terreur que laissaient transparaître ses grands yeux bleu foncé. Ses longs cheveux noirs formaient une auréole sombre autour de son visage. Elle s'appelait Emma.
            Elle vivait presque recluse dans une petite maison aux murs gris. On ne savait rien d'elle. Le soir, après les cours, elle se hâtait de rentrer chez elle. Mais depuis une semaine, elle ne venait même plus à l'université. Que se passait-il ?
            À la sortie de mon cours de sciences, un homme m'arrêta :
"Où est Emma ? Cela fait une semaine qu'elle est absente.
-Je n'en sais rien. Vous savez où elle est ?"
            Seul le silence me répondit.
"Monsieur ? Vous avez des nouvelles ?

-Non, mon garçon. Rentre chez toi."
            Il me dit ces mots comme s'il pensait que j'allais l'écouter.
            Je décidai d'aller voir chez elle. En forçant la porte, je découvris une maison en désordre avec des chaussures dispersées et un manteau par terre. Je montai dans sa chambre et mon regard se posa sur un ordinateur portable. Après avoir remué la chambre de fond en comble à la recherche d'un indice, je pris l'ordinateur et je rentrai chez moi.
            Je l'allumai et commençai à fouiller dans ses dossiers. Je tombai sur "Mon Journal".
            J'ouvris le dernier chapitre :
"Je suis terrorisée , je ne sais pas ce qui m'arrive. Je suis F. O. L. L.E !!!"
            Intrigué, je cliquai sur le premier chapitre :
"Aujourd'hui, quand je me suis levée, j'ai entendu un craquement, je suis descendue et j'ai vu que le robinet était ouvert. Je pensais l'avoir fermé hier soir mais bon, j'ai peut-être oublié."
           
Je passai rapidement au deuxième chapitre :
"Ce matin, j'ai entendu qu'une porte claquait, je suis allée voir et j'ai vu une fenêtre ouverte alors que je l'avais fermée! C'est de plus en plus fréquent et ça commence à me faire peur. Toute la nuit,  j'ai entendu des bruits, comme si quelqu'un marchait et je n'ai pas dormi tellement c'était angoissant."
            Était-ce pour cela qu'elle paraissait terrorisée ? J'hésitais à lire le chapitre trois :
"Je ne sais pas ce qui se passe dans cette maison. Et moi aussi je deviens bizarre. Les portes claquent, le plancher grince, les lampes s'éteignent...mais peut-être y a-t-il des pannes. C'est effrayant,  je ne dors plus la nuit et je suis sans arrêt sur le qui-vive. Je rentre vite chez moi après les cours. Je n'en parle à personne car j'ai peur que les gens me prennent pour une folle, ce qui est d'ailleurs plausible. Je ne veux pas savoir ce qu'ils pensent de moi !"
            Le lendemain je retournai à l'université et, ne voyant toujours pas Emma, je revins chez elle. Et là... Bizarre... Le manteau était suspendu à sa place et une paire de bottes noires moulantes trônait au milieu des chaussures éparpillées. Emma n'aurait jamais mis ça, elle semble bien trop sage. Quoique... Soudain, un bruit assourdissant me vrilla les oreilles. Je courus à l'étage et trouvai une chambre parfaitement rangée avec une moquette immaculée. Seule une tâche rouge écarlate contrastait avec sa blancheur.
            Une goutte carmin tomba sur ma joue. Je levai la tête et me mis à hurler. Le corps mutilé d'Emma était accroché au plafond à l'aide de barbelés. Le sang ruisselait le long des murs et ses yeux vides me fixaient, emplis de terreur. Des cicatrices parcouraient son corps, tranchant avec la perfection de sa peau. L'horreur et le désespoir prirent possession de mon corps et je m'effondrai au sol en pleurs et en cris.
            Deux jours après avoir averti la police, qui ne trouva d'ailleurs aucun corps, je reçus un sms d'Emma : "Bonjour, Adam".  J'étais sidéré. Il fallait que j'en ai le cœur net. Je devais me rendre chez elle.
            Une fois arrivé, je montai, regardai au plafond et ne vis rien. Je me dis que j'avais tout inventé et que j'étais fou.
   "Non, tu n'es pas fou ! Ou peut-être que si!"
            Cette voix ! Je devais vérifier, c'était impossible. Pourtant il y avait une ombre à côté de la mienne, sur le sol. Je me retournai et... m'arrêtai net, coupé dans mon élan par un coup de poing phénoménal qui m'expédia directement au pays des rêves.
            Plus tard, je me réveillai, perdu, dans une cave inconnue. Une femme me tournait le dos. Je l'interpelai :
 "Hé! Qui êtes-vous et où...
-Tais-toi.
-Mais...
-Tais-toi ! Franchement, je n'ai pas besoin qu'on t'entende !
-Qui..."
            Elle passa derrière moi en soupirant et me plaqua un bout de scotch sur la bouche, mais je ne pus, pas même une fois, voir son visage. Et maintenant, je ne pouvais plus ni bouger, ni crier. Elle sortit une dague et déclara :
" Pendant longtemps je t'ai observé, j'ai appris à te connaître. Au début ce n'était qu'un jeu, mais après c'est devenu une véritable obsession : épingler ta tête à mon tableau de chasse! Tu étais amoureux d'une fille que tu ne connaissais même pas. Je t'ai fait souffrir et tu ne sais rien de moi. Tous ces doutes qui t'assaillent sont un spectacle dont je me délecte."
            Tout en disant ces mots, elle dessinait des entailles partout sur mon corps. Elle ressemblait à une lionne qui prenait plaisir à dépecer sa proie. Au moment où je remarquai le miroir en face de moi et où j'essayai de voir son visage, elle cessa son manège sordide et partit.
            Au bout d'une heure, elle revint et je pus enfin voir son reflet dans le miroir. Non, c'était impossible ! Ça ne pouvait pas être elle, je... Ses yeux avaient une couleur bleue et glacée... Glacée?... Si ça avait vraiment été elle, ils seraient...
"Re-bonjour, Adam! Ou plutôt... au revoir, Adam!"
            Elle s'approcha de moi, et me planta un couteau dans le cœur. Elle ôta le scotch de ma bouche. Avant de mourir, dans un dernier râle, je soufflai :
"E..."  
LELOUARD Julie


 
 Le tourbillon de l'eau ou la vie noyée
 
            Le soleil se levait à peine sur la plaine recouverte d'un fin tapis de flocons fraîchement tombés. Louise avait du mal à sortir de son sommeil. Cette nuit encore, d'étranges présences semblaient avoir tourné autour d'elle. A minuit, elle avait ouvert les yeux après avoir cru entendre un grincement dans l’escalier. Pendant quelques minutes, elle était restée attentive au moindre son inhabituel. Elle avait fini par s'endormir mais très rapidement un nouveau bruit la fit paniquer. Cette fois, c'était une porte qui claquait. Elle décida de se lever et sentit un courant d'air froid en descendant. Une fois en bas, elle découvrit la porte de la cuisine fermée. En entrant, elle se rendit compte qu'elle avait laissé la fenêtre ouverte. Frigorifiée, elle repartit se coucher et mit de longues minutes à retrouver le sommeil. Louise avait pourtant besoin d'être en forme pour réussir ses examens d’avocate. Elle finissait des études brillantes et, dans quelques mois, elle pourrait défendre des innocents au tribunal. Je dois vous dire que Louise était mon amie et que c'est cette nuit-là que  tout a commencé.

    Elle, qui était pleine de vie, devint angoissée. Elle surveillait le moindre bruit et devenait très distante. Elle commençait à ne plus prendre soin d’elle, elle avait de grandes cernes bleues et vertes sous les yeux. Elle s'habillait en leggings et tee-shirt de sport alors qu’avant, elle était contre ce genre de vêtements et préférait porter des jupes noires et droites avec des petits chemisiers blancs de haute couture. Pendant toute cette période, je fus la seule à qui Louise se confiait encore. Un matin, elle arriva très agitée. Quand je lui demandai ce qu'il y avait, elle m'expliqua son habitude de préparer, tous les soirs, dans la cuisine son bol pour son petit-déjeuner. A chaque jour correspondait une couleur et ce jour-là c'était le rouge mais, quand elle s'était levée, elle avait découvert un bol vert. C'est alors que je lui dis :
" Oh mais ce n'est rien, tu devais être fatiguée, tu as dû te tromper.
-Non, je crois que tu ne comprends pas, le mardi c'est toujours du rouge. Je n'ai pas  pu me tromper.

-Mais si, regarde puisque ton bol était vert ce matin. Comment peux-tu expliquer ça ?
- C'est ce que je te dis. Depuis plusieurs jours, il se passe des choses bizarres chez moi."

            Quelques semaines plus tard, elle se réveilla toute joyeuse d'avoir passé une bonne nuit mais, en arrivant dans le salon, elle découvrit une grande flaque d'eau et son poisson rouge mort dans l’aquarium. En regardant mieux, elle remarqua une petite coulée qui partait de l’aquarium. Il devait y avoir une microfissure. Mais je vis bien, quand elle le raconta, qu'elle n'y croyait pas trop à cette microfissure. Après ce nouvel évènement étrange, elle semblait de plus en plus stressée, elle était particulièrement fatiguée et dépassée. Elle descendit dans sa cuisine pour prendre ses cachets du soir mais, par maladresse, elle fit tomber le verre par terre qui explosa en mille morceaux. Comme il était tard et qu'elle se sentait épuisée, elle se dit qu'elle nettoierait le lendemain. Mais au petit-matin, quand elle alla dans la cuisine pour nettoyer les dégâts de la veille, aucun morceau n'était distinguable sur le carrelage blanc et propre. De plus, les morceaux n'avaient pas disparu, ils étaient dans la poubelle.

            Un soir, plus stressée que jamais, elle m'appela pour que je vienne chez elle la rassurer. En arrivant un détail attira mon attention : la porte était entrouverte. J'entrai et je découvris Louise, allongée sur le sol, avec encore son manteau et son téléphone à la main. J'appelai tout de suite les secours. Ils arrivèrent rapidement mais c'était trop tard. Ils me posèrent des questions sur ses habitudes alimentaires. Je leur expliquai qu'elle prenait fréquemment des médicaments contre le stress et pour le sommeil. Ils se consultèrent pendant de longues minutes avant de m’annoncer :
" Nous pensons qu'elle a succombé à une crise cardiaque malgré son jeune âge mais peut-être que les nombreux médicaments y ont contribué. Nous sommes désolés de vous annoncer son décès ."

            Je n'arrivais plus à parler tellement j'étais triste. J'avais une boule au ventre et mon cœur battait vite. Les larmes commençaient à couler sans s’arrêter.

            Après le départ des médecins, je ne réalisai toujours pas, quand soudain j'entendis de l'eau couler dans la salle de bain. Je découvris le robinet ouvert et de l'eau qui s'écoulait doucement. Tout à coup, je commençai à croire Louise même si la possibilité que, la veille, elle ait mal fermé le robinet était possible. Alors, je fis des recherches sur les anciens propriétaires de la maison. J'appris le terrible accident d'une petite fille de sept ans qui s'était noyée dans son bain. Sans que personne ne sache comment. 
 
PAITRE Maud

 

Concours solidaire

       Pour les élèves de
                 6ème




Le vendredi 18 mars prochain, tous les élèves de 6ème participeront au concours Défi'Mots.
 

Défi'Mots est le grand concours de Français des collégiens. Son objectif principal est de contribuer à la promotion de la langue française et à la lutte contre l' illettrisme.

Le projet est complété par une grande opération solidaire. Chaque année, 0,10€ par élève inscrit sont prélevés par Défi'Mots pour financer l'achat de livres destinés à des enfants défavorisés, partout dans le monde.

Retrouvez toutes les informations relatives à ce concours, ainsi que des exercices d'entraînement sur ce lien.


Bonne chance à tous !

Les professeurs de lettres.

Critique littéraire : Le Petit Poucet de PERRAULT




LE GRAND POUCET DE CHARLES PERDU


Le Petit Poucet était un garçon petit mais fort intelligent. Un jour, ses parents décidèrent de l'abandonner avec ses frères car ils n'avaient plus assez d'argent pour les nourrir. Perdus dans les bois, ils trouvèrent refuge dans la maison d'un ogre. Mais grâce à la ruse du Petit Poucet, ils ne se firent pas dévorer.


Ce conte est issu des ''Contes de ma mère l'oye'' à travers lesquels Charles Perrault a su raconter le merveilleux et faire rêver les enfants.


Tout d'abord, j'ai beaucoup aimé la personnalité du Petit Poucet. C'est un enfant très courageux (il affronte l'ogre) et très intelligent (il sème des cailloux, il échange les couronnes des filles de l'ogre avec leurs chapeaux…).
Par ailleurs, j'ai été séduit par la moralité de ce conte qui montre qu'il ne faut pas juger quelqu'un à son apparence.


Amis lecteurs, si vous aimez rêver et voulez vivre l'aventure d'un enfant petit par sa taille mais grand par son intelligence, lisez ce conte!

De Samuel VIVIER 6e

Critique littéraire : Un mariage d'amour de Zola

Quand le crime tue la passion …


Zola, à travers la nouvelle « Un mariage d’amour », nous entraîne dans le labyrinthe des sentiments humains : amour, passion, haine vont se succéder jusqu’à un final qui respecte une certaine morale.

Michel et Suzanne se marient jeunes vers la vingtaine. Pendant trois ans, leur vie se déroule dans la sérénité, ponctuée par les visites d’un ami de Michel, Jacques. Petit à petit, Suzanne devient passionnément amoureuse de ce dernier. Amour, que Jacques va partager. Ne supportant plus leur amour caché ; le deux infidèles imaginent un plan diabolique pour supprimer le mari gênant…

Cette nouvelle, écrite par Emile Zola et publiée dans le Figaro en décembre 1866, fait partie du mouvement littéraire du réalisme. Zola fonde son travail sur une analyse précise de la société dans laquelle il vit, en mettant en avant les sentiments les moins avouables.

Zola nous fait voyager dans les affres de l’amour à une époque où la fin d’un mariage ne pouvait convenablement pas se conclure par un divorce. Seule la mort pouvait libérer les mariés de leur lien. Mais quelles conséquences sont engendrées par cet acte terrible perpétré par Jacques et Suzanne ? Zola nous plonge dans un tourbillon philosophique haletant sur les notions du bien et du mal. Cet assassinat ne restera pas impuni.

Alors, n’hésitez pas, jetez-vous dans cette tornade de sentiments.

Maud Paitre 4e

Critique littéraire : La Parure de Maupassant

LA PARURE, UNE NOUVELLE BRILLANTE QUI REFLETE LA REALITE

Nous entrons dans la vie de l'ambitieuse Mathilde Loisel, fille sans titre mais très belle qui veut à tout prix être riche et rentrer dans le grand monde de Paris pour participer aux fastueuses soirées. Tout bascule le jour où son mari revient avec une lettre tant attendue les invitant au bal du ministère. Mathilde emprunte un bijou à une de ses amies. Elle s'amuse, danse.... Mais, une fois rentrée chez elle, elle s'aperçoit que sa parure a disparu !

Cette œuvre réaliste est écrite par Guy de Maupassant en 1885. Elle nous permet de plonger dans l'univers de la fin du XIXème siècle en nous montrant les styles vestimentaires et les mœurs de l'époque.Cette intrigue permet aussi de réfléchir sur la façon dont nous envions les choses. Il faut parfois se contenter de ce que l'on a et ne pas viser trop haut. La fin est d'ailleurs surprenante et réussie car on ne s'attend pas du tout à ce dénouement.

L'histoire de la capricieuse Mathilde Loisel nous montrera que les apparences sont parfois trompeuses.

LELOUARD Julie