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Français

Rencontre avec un compositeur

 
  Antoine Patinet,
  compositeur de chansons,
  à la rencontre des 4°E 


 
 
Antoine Patinet est venu pour nous parler de son métier et des chansons d'amour à l'occasion de notre travail sur celles-ci lors du cours de français. L’entretien a été mené par Chingiz et Nathan, qui avaient travaillé sur sa chanson intitulée « Léo » du groupe Hollydays.
 
 
Antoine Patinet est le compositeur du groupe Hollydays qui a notement chanté ?Leo?et ?Les insatisfaits?. Il écrit des chansons sur l'amour car elles parlent au public étant un sentiment commun à tous. Antoine Patinet utilise la métaphore pour adoucir les propos et en parler moins vulgairement, ce qui donne un charme certain au texte et donc à la chanson. La forme 4/1 est la plus utilisée étant plus facile d'y ajouter une mélodie et de projeter les personnes dans la chansons. Les heptasyllabes sont un automatisme d'Antoine Patinet et sont plus pratiques pour y ajouter la mélodie également. Les anaphores sont utilisées comme refrain, l'anaphore ?Leo?est utilisée pour amener au refrain . Il a mis 6 mois à faire cette chanson avec le groupe Hollydays, le texte est resté inchangé. Il a composé 50 chansons dont seulement 6 sont sorties. Il écrit depuis 3 ans en tant que semi-pro et a commencé à ses 24 ans. Il est payé en droits d'auteur et ne choisit pas les clips de ses chansons, ils sont fait par une personne de leur entourage. Il préfere écrire et n'aime pas les caméras, il aimerait bien travailler avec Orelsan et s'entraine à écrire dans le style urbain. Il a un métier à coté car ce métier n'est pas stable et ne rapporte pas beaucoup d'argent. Hollydays est un groupe composé d'une fille (chanteuse et compositeur) et d'un garçon musicien.
 
Texte écrit par Anaïs DOUCE 
 
 
 
 
 
 

BRAVO !

    Jour de gloire pour
      Emilie Chateau,
     élève de la 4e B.






Le mercredi 30 mai, Emilie Chateau a gagné le premier prix de composition littéraire de l'association AMOPA (Association des Membres de l'Ordre des Palmes Académiques ).
Il s'agissait d'écrire une nouvelle fantastique en partant d'une partie du corps. Notre élève a su subjuguer ses lecteurs grâce à sa nouvelle Un nez'pouvantail. Ce qui va se produire est-il bien réél? Est-ce le fruit de votre imagination?
Je vous glisse ci-dessous son écrit pour que vous puissiez en profiter à votre tour.

Mme des Roseaux


Un nez'pouvantail


La table était garnie de mets délicieux, autour de la dinde et de l'assortiment de légumes. Noël régnait dans la pièce. On racontait des anecdotes passées, quelles soient amusantes, effrayantes, ou même dramatiques. Lorsque nous fûmes attablés, l'homme le plus âgé, Pierre, que nous appellions "pépé" dit d'une voix portante :
"Durant ma longue vie, moi, j'en ai vécu une histoire étrange, je dirai presque surnaturelle mais je n'y crois pas une seconde."
Toute la famille était intérésée, un silence se fit et on entendit "raconte-là" de la cuisine, cela devait être mamie.

"J'étais dans un petit village perdu dans la campagne. Je connaissais tout le monde et tout le monde me connaissait. Chaque semaine nous organisions des fêtes pour nous détendre après une semaine de dur labeur. Le printemps arrivait et les oiseaux apparaissaient. J'eus peur pour mes champs de blé et de maïs alors je décidai de planter des épouvantails. J'allai voir ma femme Claire et lui demandai de me faire trois grands chapeaux de paille. Je pris de vieux vêtements dans ma penderie et allai dans la grange où sont stockés nos déguisements de fêtes, j'ai pris trois masques. Lorsqu'il fit plus clair, je me dirigeai vers la fôret où je trouvai de grands bâtons pour faire le corps de mes épouvantails. Lorque je fus chez moi, je pris toute mon après-midi pour la confection de ceux-ci. Ils étaient plus que réalistes. J'en étais très fier et allai les planter le soir même.

Mon voisin était justement dans son champ lorsque j'arrivai. Je lui montrai mes épouvantails, il en était jaloux. Quelques instants plus tard, j'eus une idée qui pourrait, ma femme et moi, raviver notre hiver de vivres. J'allai voir mon voisin et lui dis :
" Bonjour Jean, je suis venu passer un accord.
-Je t' écoute.
-Je t'ai vu flasher sur mes épouvantails tout à l'heure. J'aimerais donc te proposer de t'en donner un en l'échange de quelques vivres cet hiver, disons un dixième.
-J'avoue que je ne sais pas quoi en penser, laisse moi y réfléchir et je reviens pour te le dire."
Une dizaine de minutes plus tard, Jean revint me voir :
" C'est entendu, je t'en prends un !
-C'est d'accord, je te l'ammène !"

J'ammenai l'épouvantail et repartis souriant et heureux. Je plaçais les miens dans mon champ. A deux endroits bien distants. Ils étaient beaux, l'un était vêtu de bleu, le masque de son visage était rose pâle fourni en plumes et autres accesoires en tout genre. Pour nous habitants, l'un avait l'air accueillant et sympathique. L'autre, au contraire, avait l'air furieux, strict et froid. Il portait une grande chemise verte et un pantalon marron délavé et troué. Son masque était d'un blanc similaire à la neige et portait une grande perruque blonde emmélée et surmontée d'un chapeau de paille abîmé. Lorque je fus certain que ces deux personnages étaient bien fixés, je partis raconter la bonne nouvelle à Claire, ma femme. Elle fut ravie de cette nouvelle et nous allâmes nous coucher après avoir mangé un délicieux pot au feu.

Le lendemain matin, je retournai au champ. J'allai voir mon premier épouvantail. Il était intact, toujours resplendissant. J'étais heureux qu'il ait tenu toute la nuit et je traversai alors le champ jusqu'à l'autre.
Soudain, en arrivant sur la partie où poussait le blé, là où j'avais planté mon second, je ne compris pas ce qu'il arrivait. Il y avait, dans cet épouvantail, que j'avais construit la veille, au niveau du masque, celui que j'avais pris dans la grange à déguisements, planté par une grande épingle, voir une aiguille à tricot... un nez... Oui un nez, long, coupé le long de la paroi du visage, ensanglanté, il avait l'air fraichement coupé, il portait une légère bosse sur le dessus et avait de petites narines. J'étais bouche-bée, paralysé, je ne pouvais plus bouger face à cette affreuse scène. Je ne pus travailler dans mon champ après cette scène durant le reste de la journée. J'allai tout de même détacher cette épingle et le nez s'écroula au sol. J'étais écoeuré et je ne pus le toucher pour le déplacer loin de mon champ. Je rentrai chez moi, me lavai les mains pendant de longues minutes puis partis me coucher. Je dormis, d'après ma femme pendant plus de vingt-quatre heures.

Lorsque je me réveillai, j'étais en forme et le problème de la veille m'était sortie de la tête. Alors je me dirigeai promptement vers mon champ après avoir pris un bon petit déjeuner. Quelques secondes plus tard, j'y arrivai, j'allai voir mon premier épouvantail, rien d'anormal, j'étais satisfait et me dis que ce que j'avais vécu n'était qu'un mauvais rêve, le beau-temps m'y laissait croire. Comme la première fois, je traversais joyeusement mon champ.
Lorsque j'arrivais sur place, je fus pour la deuxième fois ébaubi. Ce nez, le même nez, planté dans le même trou, celui avec la légère bosse, planté par la même épingle. Pourtant, par terre dans le boue, il n'y avait aucune trace excepté celles de mes chaussures et quelques minuscules trous qui ne me perturbèrent pas avant de retirer l'épingle. Son diamètre était le même que celui des trous, j'en étais certain. Je décidai cette fois de prendre mon courage à deux mains et amenai le nez à la lisière de la fôret. Je continuai, après cela, à travailler car cela faisait quarante-huit heures que je ne m'étais pas occupé de mes terres.
Lorsqu'il fit nuit, j'allai rentrer chez moi lorque je crus apercevoir une ombre. Dans ma tête, j'essayais de me rappeler les courbures de ce personnage et après quelques minutes l'image de Jean, mon voisin me vint à l'esprit. Alors je m'empressai de rentrer chez moi, mais quand je passai devant la maison de Jean et sa femme, je ne pus m'empêcher de regarder si l'homme était là. Contre toutes attentes, il était ici, attablé avec sa femme et ne semblait pas revenir de l'extérieur, j'étais perdu :
Pourquoi ce nez était chaque matin, planté dans le masque ? Comment ne voyait-on pas les traces de pas de l'homme ? Mais y avait-il vraiment un homme ? Qui était-ce ? Comment un nez pouvait-il se déplacer ? Pourtant lorsque je l'ai touché, j'ai eu des frissons, serait-il vivant ?

Cette nuit là, je n'arrivai pas à m'endormir. Chaque bruit, chaque mouvement que je voyais par la fenêtre, m'angoissait. Je ne pouvais aller voir mon champ, cela perturberait ma femme, elle qui n'était pas au courant , que je ne voulais pas affoler. A un moment, je me dis que si le nez était de nouveau là, je préviendrais Claire et nous pourrions "inspecter ensemble". Le lendemain matin, je n'avais pas dormi de la nuit. A six heures, alors que ma femme dormait encore, j'allai à la boulangerie du village chercher les croissants pour me vider l'esprit. La boulangerie était à l'opposé de mon champ. Je décidai alors que je n'irai pas le vérifier ce matin. Durant la matinée, nous avons discuté de tout et n'importe quoi. Puis, vers midi et demi, nous passions à table. Le déjeuner se déroula très bien mais lorsque nous arrivâmes au dessert, j'eus des frissons, mon ventre me fit atrocement mal, une douleur de peur, d'effroi. J'essayais alors de me lever pour m'allonger sur le dos, mais impossible, mes membres étaient figés. J'avais des sueurs froides. J'avais comme une voix dans mon esprit me disant qu'il s'était passé quelque chose au champ. Claire m'apporta un verre d'eau que je bus rapidement pour reprendre mes esprits et je partis voir mon épouvantail.

Quelques minutes plus tard, j'y arrivai. Le premier était toujours tel quel. Je traversai alors le champ. Le ressenti que j'avais eu tout à l'heure revint soudainement, mais il était léger. Au bout de quelques instants, je me rendis compte qu'à chaque pas que je faisais, cette sensation augmentait. Mon corps s'affaiblissait et je le ressentais. J'espérais qu'il ne se soit rien passé, que je puisse rentrer tranquillement chez moi. Que ma vie reprenne son cours normal. J'étais de plus en plus lourd. J'entendais mon coeur dans mes orteils.
J'arrivai à l'épouvantail. Je regardai le masque en essayant de faire face à la réalité, je regardai le trou des yeux, puis celui de la bouche, le grand chapeau, et enfin, le centre du masque : le nez. Ce nez, légèrement bossu sur le dessus, assez long, que j'avais vu plusieurs fois ici, sur ce masque. Depuis le commencement, la seule différence que j'y avais perçue était l'évolution de la couleur du sang : un sang d'abord frais, que j'avais vu durcir, sécher...
Pendant quelques secondes, je restai bloqué. La sensation augmentait encore mais je fis l'effort de me rapprocher de lui et de l'enlever. Cette fois, je voulais m'assurer qu'il ne reviendrait pas, alors je regardais autour de moi pour que personne ne me vit. Je creusai un trou dans le sol. Je mis le nez à l'intérieur, le recouvris.
Lorsque j'eus terminé, mon corps n'en pouvait plus et je m'écroulais sur le sol. Après, ce fut le trou noir.

Je me réveillai, allongé sur mon lit. Ma chère Claire était à mon chevet. J'étais encore confus et je lui demandai simplement de m'expliquer ce qu'il s'était passé. Elle me répondit avec douceur :
"Jean t'a trouvé inconscient près de ton épouvantail et m'a demandé s'il s'était passé quelque chose auparavant. Je lui ai répondu que tu avais eu un coup de fatigue mais j'avoue que je te trouve étrange ces derniers jours. Que se passe-t-il Pierre ? "
Je m'étais promis de lui révéler la vérité si le nez était de nouveau là. Mais je ne pouvais pas, elle m'aurait pris pour un fou. Je décidai, encore, de nier...
Je lui répondis :
" Non Claire, il ne se passe rien, je t'assure. Fais moi confiance s'il se passe quelque chose, tu le sauras bien assez tôt."
Elle se tut puis partit dans la cuisine. Lorsque j'eus totalemet repris mes esprits, j'allai rejoindre ma femme pour préparer le repas. Pendant quelques minutes, nous ne nous parlions pas puis je lui ai simplement demandé :
" Combien de temps suis-je resté inconscient ?
-Ca va bientôt faire deux jours."
Nous mangeâmes puis je partis travailler.
Je décidai d'éviter mon deuxième épouvantail pour pouvoir bien m'occuper de mes récoltes.

A la fin de ma journée, j'étais bien obligé d'aller le voir. La nuit commencait à tomber, je m'étais presque fait à l'idée qu'il serait là mais un partie de mon esprit espérait le contraire. J'y allai à reculons, mon coeur s'accélérait. Je me préparais mentalement à le voir, à l'enlever, à l'amener dans la forêt, loin, très loin de moi.
J'y arrivai, je le vis, je me mis dans une rage soudaine et accélérai le pas, arrachai le masque, le jetai à terre, je sautai sur lui. Je ne pouvais m'arrêter, j'étais toujours plus énervé. Puis au bout de quelques minutes je me calmai et décidai que la meilleure solution était de le supprimer. En effet si je le supprimais, le nez ne reviendrait pas. Je regardai le masque que j'avais écrasé pendant plusieurs minutes et je me rendis compte que le nez était légèrement à l'écart comme s'il essayait de s'échapper. Je le pris alors fermement dans ma main quand je sentis un filet d'air. Je rapprochais le nez de mes oreilles et entendis le son d'une inspiration puis d'une expiration. Le nez respirait, je le sentais, je l'entendais. Alors comme prévu, je pris l'épouvantail, l'amenai loin, très loin dans la forêt. Je jetai ensuite le nez puis je partis.

Je rentrai chez moi, débarassé. Ma conscience était plus tranquille. Les jours qui suivirent, rien ne me parut suspect, plus de traces du nez.
Mais parfois, certaines nuits, le nez vient encore dans mes rêves me rappeler ces affreux jours. "

La table était silencieuse. Puis "pépé" finit par dire :
"Je ne t'en ai jamais parlé Claire, je tenais trop à toi, tu comprends..."
Elle regardait son mari, ébahie ne sachant que dire. Puis Marc, leur fils dit simplement :
"Papa, tu commences sérieusement à perdre la raison...
- Crois moi ou non, répondit le père, seuls les oiseaux des champs connaissent la vérité sur cette histoire."


  Emilie, Mme des Roseaux et les membres de l'association



 

Prix Maupassant de la jeune nouvelle


           Bravo
   à Maud et à Julie !





Des auteurs de nouvelles fantastiques au collège Georges Brassens

En ce mois de mai, deux élèves du collège Georges Brassens ont su subjuguer leurs lecteurs.
Julie Lelouard et Maud Paitre ont chacune écrit une nouvelle fantastique de très grande qualité. Après avoir ébloui leurs camarades et leur professeur de français, elles ont participé au "Prix Maupassant de la jeune nouvelle".

Le jury de ce concours a été convaincu ! Tellement convaincu qu'il leur a attribué les deux premières places de ce concours en catégorie "prix de la composition française en 4e".

Félicitations à nos jeunes auteurs!!!

Et voici, sans plus attendre, leurs terrifiantes nouvelles!


 

Les miroirs de l'âme
 
            La jeune femme dont je vais vous parler était belle, élégante, renfermée et semblait cacher un terrible secret. Elle avait toujours l'air effrayée. Sa personne m'inspirait de la crainte, sûrement due à la terreur que laissaient transparaître ses grands yeux bleu foncé. Ses longs cheveux noirs formaient une auréole sombre autour de son visage. Elle s'appelait Emma.
            Elle vivait presque recluse dans une petite maison aux murs gris. On ne savait rien d'elle. Le soir, après les cours, elle se hâtait de rentrer chez elle. Mais depuis une semaine, elle ne venait même plus à l'université. Que se passait-il ?
            À la sortie de mon cours de sciences, un homme m'arrêta :
"Où est Emma ? Cela fait une semaine qu'elle est absente.
-Je n'en sais rien. Vous savez où elle est ?"
            Seul le silence me répondit.
"Monsieur ? Vous avez des nouvelles ?

-Non, mon garçon. Rentre chez toi."
            Il me dit ces mots comme s'il pensait que j'allais l'écouter.
            Je décidai d'aller voir chez elle. En forçant la porte, je découvris une maison en désordre avec des chaussures dispersées et un manteau par terre. Je montai dans sa chambre et mon regard se posa sur un ordinateur portable. Après avoir remué la chambre de fond en comble à la recherche d'un indice, je pris l'ordinateur et je rentrai chez moi.
            Je l'allumai et commençai à fouiller dans ses dossiers. Je tombai sur "Mon Journal".
            J'ouvris le dernier chapitre :
"Je suis terrorisée , je ne sais pas ce qui m'arrive. Je suis F. O. L. L.E !!!"
            Intrigué, je cliquai sur le premier chapitre :
"Aujourd'hui, quand je me suis levée, j'ai entendu un craquement, je suis descendue et j'ai vu que le robinet était ouvert. Je pensais l'avoir fermé hier soir mais bon, j'ai peut-être oublié."
           
Je passai rapidement au deuxième chapitre :
"Ce matin, j'ai entendu qu'une porte claquait, je suis allée voir et j'ai vu une fenêtre ouverte alors que je l'avais fermée! C'est de plus en plus fréquent et ça commence à me faire peur. Toute la nuit,  j'ai entendu des bruits, comme si quelqu'un marchait et je n'ai pas dormi tellement c'était angoissant."
            Était-ce pour cela qu'elle paraissait terrorisée ? J'hésitais à lire le chapitre trois :
"Je ne sais pas ce qui se passe dans cette maison. Et moi aussi je deviens bizarre. Les portes claquent, le plancher grince, les lampes s'éteignent...mais peut-être y a-t-il des pannes. C'est effrayant,  je ne dors plus la nuit et je suis sans arrêt sur le qui-vive. Je rentre vite chez moi après les cours. Je n'en parle à personne car j'ai peur que les gens me prennent pour une folle, ce qui est d'ailleurs plausible. Je ne veux pas savoir ce qu'ils pensent de moi !"
            Le lendemain je retournai à l'université et, ne voyant toujours pas Emma, je revins chez elle. Et là... Bizarre... Le manteau était suspendu à sa place et une paire de bottes noires moulantes trônait au milieu des chaussures éparpillées. Emma n'aurait jamais mis ça, elle semble bien trop sage. Quoique... Soudain, un bruit assourdissant me vrilla les oreilles. Je courus à l'étage et trouvai une chambre parfaitement rangée avec une moquette immaculée. Seule une tâche rouge écarlate contrastait avec sa blancheur.
            Une goutte carmin tomba sur ma joue. Je levai la tête et me mis à hurler. Le corps mutilé d'Emma était accroché au plafond à l'aide de barbelés. Le sang ruisselait le long des murs et ses yeux vides me fixaient, emplis de terreur. Des cicatrices parcouraient son corps, tranchant avec la perfection de sa peau. L'horreur et le désespoir prirent possession de mon corps et je m'effondrai au sol en pleurs et en cris.
            Deux jours après avoir averti la police, qui ne trouva d'ailleurs aucun corps, je reçus un sms d'Emma : "Bonjour, Adam".  J'étais sidéré. Il fallait que j'en ai le cœur net. Je devais me rendre chez elle.
            Une fois arrivé, je montai, regardai au plafond et ne vis rien. Je me dis que j'avais tout inventé et que j'étais fou.
   "Non, tu n'es pas fou ! Ou peut-être que si!"
            Cette voix ! Je devais vérifier, c'était impossible. Pourtant il y avait une ombre à côté de la mienne, sur le sol. Je me retournai et... m'arrêtai net, coupé dans mon élan par un coup de poing phénoménal qui m'expédia directement au pays des rêves.
            Plus tard, je me réveillai, perdu, dans une cave inconnue. Une femme me tournait le dos. Je l'interpelai :
 "Hé! Qui êtes-vous et où...
-Tais-toi.
-Mais...
-Tais-toi ! Franchement, je n'ai pas besoin qu'on t'entende !
-Qui..."
            Elle passa derrière moi en soupirant et me plaqua un bout de scotch sur la bouche, mais je ne pus, pas même une fois, voir son visage. Et maintenant, je ne pouvais plus ni bouger, ni crier. Elle sortit une dague et déclara :
" Pendant longtemps je t'ai observé, j'ai appris à te connaître. Au début ce n'était qu'un jeu, mais après c'est devenu une véritable obsession : épingler ta tête à mon tableau de chasse! Tu étais amoureux d'une fille que tu ne connaissais même pas. Je t'ai fait souffrir et tu ne sais rien de moi. Tous ces doutes qui t'assaillent sont un spectacle dont je me délecte."
            Tout en disant ces mots, elle dessinait des entailles partout sur mon corps. Elle ressemblait à une lionne qui prenait plaisir à dépecer sa proie. Au moment où je remarquai le miroir en face de moi et où j'essayai de voir son visage, elle cessa son manège sordide et partit.
            Au bout d'une heure, elle revint et je pus enfin voir son reflet dans le miroir. Non, c'était impossible ! Ça ne pouvait pas être elle, je... Ses yeux avaient une couleur bleue et glacée... Glacée?... Si ça avait vraiment été elle, ils seraient...
"Re-bonjour, Adam! Ou plutôt... au revoir, Adam!"
            Elle s'approcha de moi, et me planta un couteau dans le cœur. Elle ôta le scotch de ma bouche. Avant de mourir, dans un dernier râle, je soufflai :
"E..."  
LELOUARD Julie


 
 Le tourbillon de l'eau ou la vie noyée
 
            Le soleil se levait à peine sur la plaine recouverte d'un fin tapis de flocons fraîchement tombés. Louise avait du mal à sortir de son sommeil. Cette nuit encore, d'étranges présences semblaient avoir tourné autour d'elle. A minuit, elle avait ouvert les yeux après avoir cru entendre un grincement dans l’escalier. Pendant quelques minutes, elle était restée attentive au moindre son inhabituel. Elle avait fini par s'endormir mais très rapidement un nouveau bruit la fit paniquer. Cette fois, c'était une porte qui claquait. Elle décida de se lever et sentit un courant d'air froid en descendant. Une fois en bas, elle découvrit la porte de la cuisine fermée. En entrant, elle se rendit compte qu'elle avait laissé la fenêtre ouverte. Frigorifiée, elle repartit se coucher et mit de longues minutes à retrouver le sommeil. Louise avait pourtant besoin d'être en forme pour réussir ses examens d’avocate. Elle finissait des études brillantes et, dans quelques mois, elle pourrait défendre des innocents au tribunal. Je dois vous dire que Louise était mon amie et que c'est cette nuit-là que  tout a commencé.

    Elle, qui était pleine de vie, devint angoissée. Elle surveillait le moindre bruit et devenait très distante. Elle commençait à ne plus prendre soin d’elle, elle avait de grandes cernes bleues et vertes sous les yeux. Elle s'habillait en leggings et tee-shirt de sport alors qu’avant, elle était contre ce genre de vêtements et préférait porter des jupes noires et droites avec des petits chemisiers blancs de haute couture. Pendant toute cette période, je fus la seule à qui Louise se confiait encore. Un matin, elle arriva très agitée. Quand je lui demandai ce qu'il y avait, elle m'expliqua son habitude de préparer, tous les soirs, dans la cuisine son bol pour son petit-déjeuner. A chaque jour correspondait une couleur et ce jour-là c'était le rouge mais, quand elle s'était levée, elle avait découvert un bol vert. C'est alors que je lui dis :
" Oh mais ce n'est rien, tu devais être fatiguée, tu as dû te tromper.
-Non, je crois que tu ne comprends pas, le mardi c'est toujours du rouge. Je n'ai pas  pu me tromper.

-Mais si, regarde puisque ton bol était vert ce matin. Comment peux-tu expliquer ça ?
- C'est ce que je te dis. Depuis plusieurs jours, il se passe des choses bizarres chez moi."

            Quelques semaines plus tard, elle se réveilla toute joyeuse d'avoir passé une bonne nuit mais, en arrivant dans le salon, elle découvrit une grande flaque d'eau et son poisson rouge mort dans l’aquarium. En regardant mieux, elle remarqua une petite coulée qui partait de l’aquarium. Il devait y avoir une microfissure. Mais je vis bien, quand elle le raconta, qu'elle n'y croyait pas trop à cette microfissure. Après ce nouvel évènement étrange, elle semblait de plus en plus stressée, elle était particulièrement fatiguée et dépassée. Elle descendit dans sa cuisine pour prendre ses cachets du soir mais, par maladresse, elle fit tomber le verre par terre qui explosa en mille morceaux. Comme il était tard et qu'elle se sentait épuisée, elle se dit qu'elle nettoierait le lendemain. Mais au petit-matin, quand elle alla dans la cuisine pour nettoyer les dégâts de la veille, aucun morceau n'était distinguable sur le carrelage blanc et propre. De plus, les morceaux n'avaient pas disparu, ils étaient dans la poubelle.

            Un soir, plus stressée que jamais, elle m'appela pour que je vienne chez elle la rassurer. En arrivant un détail attira mon attention : la porte était entrouverte. J'entrai et je découvris Louise, allongée sur le sol, avec encore son manteau et son téléphone à la main. J'appelai tout de suite les secours. Ils arrivèrent rapidement mais c'était trop tard. Ils me posèrent des questions sur ses habitudes alimentaires. Je leur expliquai qu'elle prenait fréquemment des médicaments contre le stress et pour le sommeil. Ils se consultèrent pendant de longues minutes avant de m’annoncer :
" Nous pensons qu'elle a succombé à une crise cardiaque malgré son jeune âge mais peut-être que les nombreux médicaments y ont contribué. Nous sommes désolés de vous annoncer son décès ."

            Je n'arrivais plus à parler tellement j'étais triste. J'avais une boule au ventre et mon cœur battait vite. Les larmes commençaient à couler sans s’arrêter.

            Après le départ des médecins, je ne réalisai toujours pas, quand soudain j'entendis de l'eau couler dans la salle de bain. Je découvris le robinet ouvert et de l'eau qui s'écoulait doucement. Tout à coup, je commençai à croire Louise même si la possibilité que, la veille, elle ait mal fermé le robinet était possible. Alors, je fis des recherches sur les anciens propriétaires de la maison. J'appris le terrible accident d'une petite fille de sept ans qui s'était noyée dans son bain. Sans que personne ne sache comment. 
 
PAITRE Maud

 

Critique littéraire : Le Petit Poucet de PERRAULT




LE GRAND POUCET DE CHARLES PERDU


Le Petit Poucet était un garçon petit mais fort intelligent. Un jour, ses parents décidèrent de l'abandonner avec ses frères car ils n'avaient plus assez d'argent pour les nourrir. Perdus dans les bois, ils trouvèrent refuge dans la maison d'un ogre. Mais grâce à la ruse du Petit Poucet, ils ne se firent pas dévorer.


Ce conte est issu des ''Contes de ma mère l'oye'' à travers lesquels Charles Perrault a su raconter le merveilleux et faire rêver les enfants.


Tout d'abord, j'ai beaucoup aimé la personnalité du Petit Poucet. C'est un enfant très courageux (il affronte l'ogre) et très intelligent (il sème des cailloux, il échange les couronnes des filles de l'ogre avec leurs chapeaux…).
Par ailleurs, j'ai été séduit par la moralité de ce conte qui montre qu'il ne faut pas juger quelqu'un à son apparence.


Amis lecteurs, si vous aimez rêver et voulez vivre l'aventure d'un enfant petit par sa taille mais grand par son intelligence, lisez ce conte!

De Samuel VIVIER 6e

Critique littéraire : Un mariage d'amour de Zola

Quand le crime tue la passion …


Zola, à travers la nouvelle « Un mariage d’amour », nous entraîne dans le labyrinthe des sentiments humains : amour, passion, haine vont se succéder jusqu’à un final qui respecte une certaine morale.

Michel et Suzanne se marient jeunes vers la vingtaine. Pendant trois ans, leur vie se déroule dans la sérénité, ponctuée par les visites d’un ami de Michel, Jacques. Petit à petit, Suzanne devient passionnément amoureuse de ce dernier. Amour, que Jacques va partager. Ne supportant plus leur amour caché ; le deux infidèles imaginent un plan diabolique pour supprimer le mari gênant…

Cette nouvelle, écrite par Emile Zola et publiée dans le Figaro en décembre 1866, fait partie du mouvement littéraire du réalisme. Zola fonde son travail sur une analyse précise de la société dans laquelle il vit, en mettant en avant les sentiments les moins avouables.

Zola nous fait voyager dans les affres de l’amour à une époque où la fin d’un mariage ne pouvait convenablement pas se conclure par un divorce. Seule la mort pouvait libérer les mariés de leur lien. Mais quelles conséquences sont engendrées par cet acte terrible perpétré par Jacques et Suzanne ? Zola nous plonge dans un tourbillon philosophique haletant sur les notions du bien et du mal. Cet assassinat ne restera pas impuni.

Alors, n’hésitez pas, jetez-vous dans cette tornade de sentiments.

Maud Paitre 4e

Critique littéraire : La Parure de Maupassant

LA PARURE, UNE NOUVELLE BRILLANTE QUI REFLETE LA REALITE

Nous entrons dans la vie de l'ambitieuse Mathilde Loisel, fille sans titre mais très belle qui veut à tout prix être riche et rentrer dans le grand monde de Paris pour participer aux fastueuses soirées. Tout bascule le jour où son mari revient avec une lettre tant attendue les invitant au bal du ministère. Mathilde emprunte un bijou à une de ses amies. Elle s'amuse, danse.... Mais, une fois rentrée chez elle, elle s'aperçoit que sa parure a disparu !

Cette œuvre réaliste est écrite par Guy de Maupassant en 1885. Elle nous permet de plonger dans l'univers de la fin du XIXème siècle en nous montrant les styles vestimentaires et les mœurs de l'époque.Cette intrigue permet aussi de réfléchir sur la façon dont nous envions les choses. Il faut parfois se contenter de ce que l'on a et ne pas viser trop haut. La fin est d'ailleurs surprenante et réussie car on ne s'attend pas du tout à ce dénouement.

L'histoire de la capricieuse Mathilde Loisel nous montrera que les apparences sont parfois trompeuses.

LELOUARD Julie